Mardi 17 janvier 2012
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J'ai lu dans les faits divers du "Monde - blogspot" qu'un boa femelle d'1m85 et 25 kg qui voyageait dans le TGV Paris-Marseille,
dûment munie d'un billet de transport, s'était échappée du sac dans lequel son maître la transportait , s'était glissée dans une gaine de chauffage - pas bête ! ce reptile à sang froid avait
besoin de chaleur ! - et avait quelque peu semé la terreur parmi les passagers ...
L'article précisait plusieurs détails amusants
: que ce boa était
une femelle et qu'elle voyageait en compagnie d'un mâle de 80 cm qui, lui, est resté sagement dans le sac de transport.
Je me suis demandé pourquoi l'article précisait le sexe du boa - "un boa femelle" ...
Les femelles seraient-elles plus susceptibles de semer la panique dans un TGV ?
Seraient-elles plus joueuses et plus fugueuses ?
Chacun sait que "les femmes qui aiment sont dangereuses" ...
Apparemment, celle-ci ne l'était guère - amoureuse - sans quoi elle n'aurait pas quitté son copain mâle pour aller visiter le vaste
monde ... peut-être ce petit boa de 80 cm seulement ne lui plaisait-il pas ? peut-être était-elle particulièrement facétieuse ?
Quoi qu'il en soit, la supériorité de l'humain sur l'animal - même femelle - est encore une fois démontrée : aucune femelle humaine
n'aurait cherché bonne fortune dans un TGV - depuis La mort aux trousses d'Hitchcok, toute femme pourvue d'un peu de jugeotte sait que, pour rencontrer Cary Grant, ce sont les
wagons-lits qu'il faut hanter ! ...
J'imagine quand-même la réaction des passagers : j'aurais vraisemblablement hurlé et grimpé debout sur mon siège si j'avais senti
un boa se glisser entre mes chevilles dans un TGV ! ...
Cette histoire m'a rappelé une anecdote.
Mes cousins ont toujours eu des boas - à Paris, dans le 16ème - affectueux et taquins, épris de liberté, ils se sauvaient
régulièrement de leur vivarium - ce qui ennuyait fort ma tante.
Lors d'un déménagement, le boa de Matthieu - je crois- avait profité de l'occasion pour disparaître - sans doute perturbé par
tout ce mouvement.
Ma tante était un peu contrariée, mais elle avait tant à faire !
Dans la journée, la voisine de leur nouvel immeuble vient sonner à leur porte, et, avec un certain sang-froid, je trouve, déclare
qu'un boa dort sur son balcon et demande si, par hasard, il ne leur appartiendrait pas , vu qu' ils viennent d'arriver et qu'elle voit rarement des boas sur son balcon et que par
conséquent elle a pensé que , peut-être, ils en étaient propriétaires ...
Ma tante, fort embarrassée pense que ça commence bien, qu'à peine arrivés, ils vont se faire remarquer par les voisins et répond,
toute gênée : "Non non, il n'est pas à nous."
Mon cousin rentre et, naturellement, se fâche et dit à sa mère qu'elle a été ridicule et qu elle s'est mise dans une situation
absurde.
Soucieuse de réparer , ma tante va sonner chez sa voisine : "Excusez-moi, j'ai réfléchi - avec tout ce
tracas du déménagement, j'ai eu tant à faire, ça m'était sorti de l'idée, mais finalement, ce boa, il est bien à nous !".
La voisine ne leur a plus jamais adresssé la parole.
Soyez rassurés : ma tante a récupéré le boa, et les pompiers de Marseille ont retrouvé la femelle folàtre
...dans le fond, pas si bête : être ramenée dans les bras d'un beau et solide pompier, n'est-ce pas le rêve
secret de toute femelle ?
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