Présentation

Texte libre

C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.

Il t'avertit, dès l' entrée, que je ne m' y suis proposé aucune fin, que domestique et privée.

Je n' y ai eu nulle considération de ton service ni de ma gloire.

Je l' ai voué à la commodité de mes parents et amis : à ce qu'ils puissent y retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive, la connaissance qu' ils ont de moi.

De Saint Amand, ce vingt cinquième de novembre deux mil six.

Commentaires

Filikus

Fjord

Laitage fondant
Cette baie du littoral
Où le soleil luit.

Mercredi 1 juillet 2009

Découverte à l' oral du bac, je ne connaissais pas cette page de Camus , j' avoue n' avoir jamais lu La Peste, mais je sens que je vais combler rapidement cette honteuse lacune ! ...

" Au début de la peste, ils se souvenaient très bien de l' être qu' ils avaient perdu et ils le regrettaient. Mais s' ils se souvenaient nettement du visage aimé, de son rire, de tel jour dont ils reconnaissaient après coup qu' il avait été heureux, ils imaginaient difficilement ce que l'autre pouvait faire à l' heure même où ils l' évoquaient et dans des lieux désormais si lointains. En somme, à ce moment-là, ils avaient de la mémoire, mais une imagination insuffisante . Au deuxième stade de la peste, ils perdirent aussi la mémoire. Non qu' ils eussent oublié ce visage, mais, ce qui revient au même, ils avaient perdu sa chair, ils ne l'apercevaient plus à l'intérieur d' eux-mêmes. Et alors qu' ils avaient tendance à se plaindre, les premières semaines, de n' avoir plus affaire qu' à des ombres dans les choses de leur amour, ils s' aperçurent par la suite que ces ombres pouvaient encore devenir plus décharnées, en perdant jusqu' aux infimes couleurs que leur gardait le souvenir. Tout au long de ce long temps de séparation, ils n' imaginaient plus cette intimité qui avait été la leur ..."

Par Wondermaman - Publié dans : Pensées
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Mardi 30 juin 2009
 Trop contente ! ... XD  ...  je suis - enfin ! - sur Facebook ! ^^

Depuis le temps que je voulais m' y brancher !

Je reconnais que je ne suis pas douée ... ; D ...  et qu' il a fallu toute la patience de Marianne, puis Matthieu et enfin Maxence, Marine et d'autres pour que je réussisse à m' inscrire et à établir un profil et des relations convenables ... convenables ... mais hyper sélectives !
Je ne vous dis pas le nombre de personnes qui m' ont sollicitée pour être leur amie !
Ce serait presque flatteur si je n'avais pas constaté que certains - que je ne nommerai pas ... - ont plus de 200 amis sur Facebook ...  ; - )
J' ai bien réfléchi et opté pour une politique hyper-malthusienne : on n' entre pas dans ma vie comme ça, et sur Facebook , pas davantage .

Mais c' est quand-même hyper pratique : j' ai déjà lancé un appel afin de localiser  Houcine dont je n'avais aucune nouvelle depuis trois semaines, et j' ai retrouvé mon fils dans l' heure !

Je dois avouer  que Houcine et Marianne sont quelque peu inquiets :
 "Oulà ! ma mère débarque  ! "  a titré Marianne  ...

J' ai encore un peu de mal à me faire au langage "facebookien" et j' ai   sauté au plafond lorsque j' ai été déclarée "désormais mariée "....
 Je n' en finis pas de méditer sur le "désormais" ...
Mais bon, j' ai toujours aimé apprendre de nouvelles langues , et je sens que je vais maîtriser très vite , n' est-ce pas ? 
  ; - )

Ce soir, je me suis lancée dans les tests de Facebook ... et suis parvenue à la conclusion que ce site est géré par les plus grands psychologues du net ! ... écoutez plutôt ...

 Il s' agissait de déterminer : "Qu' est-ce qui fait votre charme ? " et Marine avait obtenu : "Votre charme réside dans votre franchise" ... alors, je me suis lancée, pour faire comme elle, je choisis bien mes "modèles"  ... et voici le résultat :

"Ton charme ( et oui, le tutoiement est de rigueur en "facebookien" ... là, j' ai un peu de mal à m' y faire .... mais quand on est soucieuse de s'intégrer, il faut consentir à certains sacrifices .... ) réside dans ta douceur. Tu es une nature douce. Tu prends soin des gens qui t' entourent et tu aimes les entourer de chaleur et d' amour, cette force bienfaisante attire les gens vers toi. "

Trop contente ! ... XD ... je suis enfin sur Facebook ! ^^




Par Wondermaman - Publié dans : wondermaman
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Lundi 29 juin 2009
Samedi soir, j' évoquais le tango et mon inscription au Festival Darc .
 J' y vais aussi pour les claquettes et les percussions africaines, et si j' ai le temps, je complèterai mon emploi du temps en théâtre, massages ... et autres ! ...

Aujourd'hui, je vous présente cette video du fameux film La leçon de Tango de Sally Potter parce qu' elle allie justement les claquettes  - au début - le tango - ensuite - en un long faux plan séquence qui me fait penser à celui de Madame de  ( vous connaissez mon amour des plans séquences ... et du Libertango ! )

Afin de  vous encourager en ce début de semaine ! ...

Par Wondermaman - Publié dans : Tango argentin
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Dimanche 28 juin 2009

J' ai toujours bien aimé aller avec les femmes, ça ne m'a jamais dérangée.

Lorsque j' étais au Maroc, on me laissait libre d' aller manger "avec les hommes " ou "avec les femmes" et de circuler à peu près librement des salles réservées aux hommes aux salles réservées aux femmes.
Spontanément, j' allais plutôt avec les femmes et je m' y sentais bien.
Je piapiatais joyeusement avec elles, nous faisions la cuisine, nous allions au hammam, on se faisait des hennés, on échangeait astuces et petits secrets, on essayait nos vêtements, j' aimais bien. C ' était une sorte de joyeux pensionnat de filles qui tenait à la fois du couvent et de la cour de récréation.
Je me sentais plus à l' aise qu' avec les hommes sombres qui regardaient la télé et  parlaient peu .

Une seule fois, je me suis sentie humiliée.
Nous étions invités à dîner dans une maison qui pratiquait la séparation stricte des sexes .
Je suivis les femmes. J' avais faim, c'était tard, et le repas n' arrivait pas ...
Lorsqu'une femme apporta enfin le grand plat dans lequel chacun pioche de façon communautaire, je m'aperçus qu' on nous avait porté les restes des hommes.
C' était un peu dégoûtant , je ne pouvais pas manger ça .
D' un seul coup, mes larmes ont jailli, incontrolables : je me suis mise à pleurer .

Toutes les filles m' entouraient :
- Qu' as-tu ?
- Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Tu t' ennuies de tes parents ?
- Tu veux ta famille ?
- Qu' est-ce qu' il y a ?

Leur sollicitude me toucha. Et plus elles m' entouraient, plus je pleurais.
Je ne pouvais pas leur dire.
Comment leur dire que je ne pouvais pas manger les restes des hommes, que ça me dégoûtait ?
Comment leur dire sans les humilier elles-mêmes et leur faire remarquer qu' elles acceptaient quelque chose que moi, je n'acceptais pas ?
Comment leur dire sans  paraître une Occidentale qui se croit supérieure et qui demande un traitement de faveur auquel elles n'ont pas droit que je me sentais niée ?
Comment vous dire tout ce qui se bousculait dans ma tête à ce moment là?

Comme je ne me calmais pas, une femme alla chercher Houssine - le père de mon fils - qui arriva aussitôt.
- Qu' est-ce qui se passe ?
- Je ne peux pas te le dire.
Il insista un peu et, voyant qu' il ne tirerait rien de moi, il dit brusquement :
-Viens, on s'en va .
Et il m' embarqua.

Une fois dans la rue, je finis par lui avouer honteusement : "On nous a servi les restes des hommes, je ne peux pas manger ça."
Il observa un long silence, atterré.
- Je te jure que je ne savais pas que ça existait. Je te jure que je ne le savais pas. Je n'aurais pas accepté.
Je le croyais bien, qu' il ne savait pas : la plupart des hommes ignorent tout de l' univers des femmes. Elles n' en parlent jamais .

En France, c'est pareil, je vais spontanément et joyeusement avec les femmes.

Hier, au repas des Charbonnier, les femmes sont allées visiter le château de Valençay, les hommes sont allés au musée automobile.
Ca tombait  doublement bien : j' avais envie d' être avec les femmes - et les enfants - et j' avais envie de visiter le château.

Ca me rappelait notre week-end dans les Deux-Sèvres : les femmes faisaient la cuisine, les hommes étaient partis se promener.
Je pensais à Apollinaire :

LES FEMMES

Dans la maison du vigneron les femmes cousent
Lenchen remplis le poêle et mets l' eau du café
Dessus - Le chat s'étire après s'être chauffé
- Gertrude et son voisin Martin enfin s'épousent

Le rossignol aveugle essaya de chanter
Mais l' effraie ululant il trembla dans sa cage
Ce cyprès là-bas a l' air du pape en voyage
Sous la neige - Le facteur vient de s' arrêter


Pour causer avec le nouveau maître d'école
- Cet hiver est très froid le vin sera très bon
- Le sacristain sourd et boîteux est moribond
- La fille du vieux bourgmestre brode une étole

Pour la fête du curé
La forêt là-bas

Grâce au vent chantait à voix grave de grand orgue

Le songe Herr Traum survint avec sa soeur Frau Sorge

Kaethi tu n'as pas bien raccomodé ces bas

- Apporte le café le beurre et les tartines

La marmelade le saindoux un pot de lait

- Encore un peu de café Lenchen s' il te plaît

- On dirait que le vent dit des phrases latines

- Encore un peu de café Lenchen s' il te plaît
- Lotte es-tu triste O petit coeur - Je crois qu' elle aime
- Dieu garde - Pour ma part je n'aime que moi-même
- Chut A présent grand-mère dit son chapelet

- Il me faut du sucre candi Leni je tousse
- Pierre mène son furet chasser les lapins
Le vent faisait danser en rond tous les sapins
Lotte l'amour rend triste - Ilse la vie est douce

La nuit tombait Les vignobles aux ceps tordus
Devenaient dans l' obscurité des ossuaires
En neige et repliés glissaient là des suaires
Et des chiens aboyaient aux passants morfondus

Il est mort écoutez La cloche de l' église
Sonnait tout doucement la mort du sacristain
Lise il faut attiser le poêle qui s'éteint
Les femmes se signaient dans la nuit indécise

Je ne suis malheureusement pas Apollinaire, mais j' ai écrit , moi aussi :

Dans la cuisine les femmes parlent

- On sera lundi demain.
- Y a des petites pauses, quand-même...
- C' est super d'avoir des aides comme ça.
- Ca me fait faire pipi le café moi !

- Si seulement le café me faisait cet effet-là !
- Laisse, je vais t' apprendre !
- Les hommes sont partis.
- Non ! C 'est pas vrai !

- Au secours !
- Le monsieur, il a pris un brochet.
- Ah bon ?
-Non mais tu ne le vois pas d' ici !

- Noir bleu rouge.
- Je vais le prendre en passant. 

- On ne sait jamais.



 

Par Wondermaman - Publié dans : Attention ! danger ! tendance intello !
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Samedi 27 juin 2009
Mercredi soir, j' ai dansé !

Il ne pleuvait pas, mais j' étais aussi heureuse que dans ce passage du film - malgré la peur terrible de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur ...

Bon, je n'ai pas fait aussi bien, mais je vais progresser  : je suis inscrite au Stage de danse DARC du 10 au 22 août à Chateauroux !

Par Wondermaman - Publié dans : Tango argentin
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