Lundi 7 avril 2008
... et rien ne change , écrivait Gérald récemment.
Pour moi, je dirais plutôt : tout change , ici, actuellement.
Marianne va vraisemblablement être reçue et partir pour Aubagne.
Madame Jhean , notre fidèle et honorée employée de maison, qui travaille - travaillait - chez nous depuis plus de 15 ans, qui m' a tant aidée, à élever les enfants et à assurer-assumer, semble vouloir nous quitter ... Depuis quelques temps, suite à des problèmes personnels, elle venait moins, puis elle s'est décommandée, puis je lui ai conseillé de prendre un arrêt de maladie afin d'être payée quand-même. Et la voilà arrêtée pour un mois, et je n'ai pas envie de la remplacer, ou plutôt : si elle ne revient pas, je la remplacerai moi-même.
Donc je me suis mise d'arrache pied et de bon coeur au ménage, et j' y prends goût : je le fais en chantant et en dansant dans toute la maison, et au moins, je me sens utile et je vois un résultat concret !
Jean-Pierre s'est trouvé un nouveau jouet : un motoculteur pour rattraper son retard au jardin. On dirait un adolescent avec une nouvelle mobylette ! Trop mignon !
Dans ma tête aussi, le changement se clarifie et je commence à savoir méchamment et très exactement ce que je veux et ce que je ne veux pas .
Exemples ?
Ce que je ne veux pas : subir la moindre "mondanité " , ou hypocrisie, saint amandoise en particulier.
Ce que je veux :
- ne voir personne, et surtout pas les imbéciles .
- qu'on me laisse tranquille, promis, je n'agresse pas, mais on ne me touche pas ! - sinon, je mords ! -
- un studio à Paris pour m'en aller quand je veux.
- reprendre la route ... Compostelle en particulier , c'est décidé : on part le 3 août - je dis "on", parce que je pars avec mon amie Martine , si elle ne s'est pas faite enlever d'ici là ...
Donc, tout change ... mais rien ne change : les lilas, Dieu merci, sont bien en boutons, comme prévu, le muguet pointe son nez, on aura des cerises - s'il ne gèle pas , des groseilles et des framboises pour la gelée, Napo fait sa sieste du radiateur au fauteuil et du fauteuil au radiateur, Léa prend ses airs de pucelle effarouchée quand on l'approche, Grisette miaule du matin - pour raconter sa nuit - au soir, pour raconter sa journée .
Non, Gérald a raison : rien ne change.
Et tout change !
Pour moi, je dirais plutôt : tout change , ici, actuellement.
Marianne va vraisemblablement être reçue et partir pour Aubagne.
Madame Jhean , notre fidèle et honorée employée de maison, qui travaille - travaillait - chez nous depuis plus de 15 ans, qui m' a tant aidée, à élever les enfants et à assurer-assumer, semble vouloir nous quitter ... Depuis quelques temps, suite à des problèmes personnels, elle venait moins, puis elle s'est décommandée, puis je lui ai conseillé de prendre un arrêt de maladie afin d'être payée quand-même. Et la voilà arrêtée pour un mois, et je n'ai pas envie de la remplacer, ou plutôt : si elle ne revient pas, je la remplacerai moi-même.
Donc je me suis mise d'arrache pied et de bon coeur au ménage, et j' y prends goût : je le fais en chantant et en dansant dans toute la maison, et au moins, je me sens utile et je vois un résultat concret !
Jean-Pierre s'est trouvé un nouveau jouet : un motoculteur pour rattraper son retard au jardin. On dirait un adolescent avec une nouvelle mobylette ! Trop mignon !
Dans ma tête aussi, le changement se clarifie et je commence à savoir méchamment et très exactement ce que je veux et ce que je ne veux pas .
Exemples ?
Ce que je ne veux pas : subir la moindre "mondanité " , ou hypocrisie, saint amandoise en particulier.
Ce que je veux :
- ne voir personne, et surtout pas les imbéciles .
- qu'on me laisse tranquille, promis, je n'agresse pas, mais on ne me touche pas ! - sinon, je mords ! -
- un studio à Paris pour m'en aller quand je veux.
- reprendre la route ... Compostelle en particulier , c'est décidé : on part le 3 août - je dis "on", parce que je pars avec mon amie Martine , si elle ne s'est pas faite enlever d'ici là ...
Donc, tout change ... mais rien ne change : les lilas, Dieu merci, sont bien en boutons, comme prévu, le muguet pointe son nez, on aura des cerises - s'il ne gèle pas , des groseilles et des framboises pour la gelée, Napo fait sa sieste du radiateur au fauteuil et du fauteuil au radiateur, Léa prend ses airs de pucelle effarouchée quand on l'approche, Grisette miaule du matin - pour raconter sa nuit - au soir, pour raconter sa journée .
Non, Gérald a raison : rien ne change.
Et tout change !
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