Le blog de Wondermaman
Fjord
Laitage fondant
Cette baie du littoral
Où le soleil luit.
C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t'avertit, dès l' entrée, que je ne m' y suis proposé aucune fin, que domestique et privée.
Je n' y ai eu nulle considération de ton service ni de ma gloire.
Je l' ai voué à la commodité de mes parents et amis : à ce qu'ils puissent y retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive, la connaissance qu' ils ont de moi.
De Saint Amand, ce vingt cinquième de novembre deux mil six.
Ce sera sûrement une surprise, voire une révélation pour beaucoup d ' entre vous, je vais vous dévoiler aujourd' hui un aspect caché de ma personnalité . Il s ' agit là quasiment d' une confession : j' ai dans la tête le mythe du grand coureur automobile sentant l' essence et la sueur, amoureux de la vitesse, risquant sa vie sur les plus grands circuits automobile. Hier soir, bien sûr, j' ai regardé avec enthousiasme Le Mans, avec Steeve Mac Queen.
Lorsque j' avais 12 ans, entre autres John Wayne , Thibault des Croisades, Thierry la Fronde ou Victor Hugo , j' étais amoureuse de François Cevert . Mon oncle Bernard m' avait emmenée au cinéma voir Le Mans et là ... les yeux bleus de Steeve Mac Queen au -dessus du "passe-montagne" de coton blanc, les casques, les voitures de course, le vrombissement des Porsche, et ce duel Porsche - Ferrari sur fond de danger, d 'accidents, de feu ... j' étais subjuguée ! Et ce suspens insoutenable : la Porsche 25 en détresse, Steeve Mac Queen reprenant le volant immédiatement après le scratch de sa Porsche, le duel roue dans roue avec la Ferrari numéro 8 .... Mieux que dans Ben Hur ! Mon oncle, aussi surexcité que moi avait quitté ses chaussures et elles avaient valsé sous les sièges 3 rangs derrière, ce qui nous valut d' explorer les dessous du cinéma bien après le départ du dernier spectateur... A part Duel - vous savez : ce camionneur fou qui essaie de tuer un automobiliste innocent ... sur les routes des Etats-Unis, au volant d ' un " truck " américain puissant et rutilant - je n' ai jamais rien vu de plus excitant .
Hier soir, j 'ai donc revu Le Mans avec la même exaltation et je n' ai pas été déçue, c' est toujours aussi bien. Ah ! ce duel Porsche Ferrari, le vrombissement des moteurs, le danger, la vitesse, ces moments où on frôle la mort pour rien et où la vie a un prix ... Je reviens sur les yeux de Steeve Mac Queen : je me demande si on ne ferait pas mieux de voiler les hommes , ils sont tellement plus beaux quand on ne voit que leur regard ... les Touaregs par exemple ...
Le prochain film de Marianne, je voudrais qu' elle me fasse des Touaregs voilés au volant de Porsche et de Ferrari sur le circuit de Magnicourt avec un super " truck " conduit par Sean Connery ou Robert Redford qui veut tous les écrabouiller ... Et moi, je veux bien le rôle de la jolie journaliste qui couvre l' événement et réconforte les blessés à la fin.
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