Tout en vous incitant à ne pas négliger la sobriété, le silence, l'ordre et la résolution, ce mercredi vous verra vous engager fermement vers l'économie .
Facile !
Ne faites aucune dépense que pour le bien d'autrui ou pour le vôtre, c'est à dire ne dépensez rien mal à propos.
Celle-ci, j'adore, comme le silence : je ne dis jamais rien d'inutile et ne dépense jamais que pour mon bien ou celui d'autrui .
Voilà qui me consolera de mon cuisant échec avec la résolution.
Celle-là, je sentais bien qu'elle me donnait, m'avait donné, me donnerait du fil à retordre ! Et bien, autant vous l'avouer, le confesser, et tout de suite : j'ai échoué.
Echec total.
Catastrophe.
Je n'ose cependant pas y renoncer totalement : certains s'y reprennent à plusieurs fois pour cesser de fumer et finissent par réussir.
Ma copine Martine m'avait pourtant prévenue : "C'est mission impossible ! ", elle m'avait même envoyé le générique de la série . Faut reconnaître qu'au niveau "encouragement", c'était
faible ! Mais bon, j'ai échoué , cette fois encore, face à la résolution.
Manque de fermeté permanent, structurel et fondamental.
Même lorsque ma chatte Grisette dépasse les bornes et que je la jette dehors, il suffit qu'elle vienne miauler à la fenêtre pour que j'ouvre ...
Et vous ?
Il est vrai que selon Frédéric Révérend, le but de la vertu n'est pas de vous faire souffrir mais de vous donner une juste place dans la société . Mais ne faut-il pas souffrir afin de gagner
cette "juste place " ?
Ma mère me l'a bien assez répété : " Faut souffrir pour être belle !" et " On n'a rien sans rien ! " . Mon père se mettait de la partie : " Tu dois faire
ceci - ou cela - pas pour qu'on te félicite, pas pour qu'on te remercie, tu dois le faire parce que tu dois le faire sans jamais rien attendre en échange, parce que c'est ton
devoir et que c'est comme ça ... tu dois , et sans jamais rien attendre en retour. "
C'était obligation désespérante de réussir sans espoir de "récompense ".
Et pas d'échappatoire possible.
Pas même question d' imaginer, d' envisager un hypothétique échec .
Et plus c'était dur, plus il fallait y arriver.
Et si c'était trop facile, il compliquait un peu les choses, histoire que j'apprenne à me dépasser et à tenir le coup en dépit des embûches .
Notez bien qu'il avait raison, mon père.
Comme je disposais d'un heureux caractère, j'en ai souvent fait un jeu.
Mais ...
"Françoise, toi qui es une fille intelligente, tu devrais comprendre ..."
Chaque fois qu'on me l'a ressortie, celle-là , un médecin, mon mari ou mes chefs par exemple, et chaque fois, il s'agissait de subir : "Madame, vous qui êtes une femme intelligente,
vous devriez comprendre que ... ", chaque fois, ça hurlait dans ma tête : "Non ! Je suis bête, je suis stupide, résolument stupide, idiote, cruche ...j e ne comprends rien , je ne
suis pas une femme intelligente, suis une bête, un animal, moi, na ! Et je ne comprends rien."
Bon, pour en revenir à l'économie - autrement plus facile - je vous propose même un exercice : évaluez les objets présents dans votre maison . Lesquels sont précieux ?
Excellente question ...
J'attends vos réponses ...
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