Comme je vous le disais hier , Napoléon, Léa et Grisette ne sont pas vraiment enchantés de l' arrivée de Chaton - et oui, il
s'appelle Chaton, parce que, je vous rappelle qu'il n'est pas à moi ! -
Le pire, c'est Napo.
Furieux.
Absolument furieux.
Il me tourne le dos, ne veut plus me voir ni me parler, m'a craché au visage par 3 fois lorsque j'ai tenté de m'approcher, doucement pour lui dire combien j'étais désolée et que je l'aimais
beaucoup et que je n'avais pas fait exprès mais ... bon.
Monsieur est furieux.
Il n'a pas tort.
Il a même parfaitement raison.
Et lorsque Chaton se met à miauler, Napo prend des airs exaspérés du style : "Faites le taire, quelqu'un ! " et s'en va en se plaquant les pattes sur les oreilles.
Il campe devant chez ma voisine , regard implorant, genre : "Asile, asile ! Pitié pour un chat qui aime sa tranquillité ."
Grisette est terrifiée.
Elle s'approche du panier, de plus en plus près , à dire vrai,mais effectue un bond en arrière et se sauve en courant sitôt qu'elle entend Chaton ou l'aperçoit.
Terrorisée.
Ce qu'elle voudrait, éventuellement, c'est aller dans le panier et qu'on s'occupe d'elle, parce que "Bébé", c'est elle !
Quand-même !
Je comptais un peu sur Léa pour m'aider à élever Chaton , mais , pour l'instant, Léa se contente d'observer ce qui se passe à distance, sans intervenir, sans rien dire.
Lorsque je donne le biberon, je vois bien dans ses yeux une lueur d 'incrédulité, peut-être même de critique un peu méprisante , style : " Pfff ... Moi, je ne m'y prendrais pas comme ça
! "
Mais c'est tout.
Je ne désepère pas.
Léa est comme moi.
D'abord elle observe.
Elle réfléchit.
Elle prend conscience de ce qui se passe.
Et quand elle sera décidée, elle interviendra ... ou pas.
Hier matin, le secours est venu d'où je ne l'attendais pas.
6 heures du matin.
Moi dans la cuisine, un peu endormie - le dernier biberon, c'était à 1 heure ... -
Je biberonne, cajole, console , caresse, rien à faire, miaou miaou miaou, il braille.
Il n'arrête pas de brailler.
Je finis par le poser dans son panier en lui déclarant que puisqu'il ne se calme pas dans mes bras, il n'y a pas de raison qu'il y reste et que je vais me faire un café - parce que le matin, tant
que je n'ai pas bu un café, je peux tout faire, mais je te préviens, je dors !
Chaton dans le panier.
Il crie.
Et soudain, la réponse, imitation de son cri.
Chaton miaule.
Réponse - ça vient d'en haut .
Non, non, pas le Grand Barbu en personne, mais l'auxiliaire ailé inattendu et inespéré qu'Il m'envoie : Pavarotti !
Et c'est parti pour un quart d'heure .
Miaou.
Cui-cui.
Miaou.
Cui-cui.
Ils se parlent, se répondent, s'imitent, échangent.
Je bois mon café tranquille.
Soudain, silence :
Chaton s'est endormi.
Pavarotti aussi !
Ouf !
Café .
2008-06-23T04:40:00+02:00
Pavarotti nounou
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