Le dimanche 13 juillet, alors que nous étions du côté d'Aubagne, Marianne m'a fait un très beau compliment. Elle m'a dit : "Toi, maman, tu es Mary Poppins ".
Ce matin là, je trouvais que je ressemblais plutôt à un sapin de Noël ou à un paquet cadeau déballé, dans ma couverture de survie , après m'être gelée toute la nuit !
Je ne sais plus à quel sujet elle a dit cela, peut-être à propos de Chaton-Dolby , parce que nous évoquions la façon dont je l'avais adopté et la façon dont je le quitterais .
" Je resterai jusqu'à ce que le vent tourne " annonce d'emblée Mary Poppins, et elle s'en va sans un regard et sans état d'âme apparent à la fin.
Elle a fait sa part de travail, accompagné un bout de chemin ces enfants, et puis, elle repart.
Depuis, cette petite phrase m'a trotté dans la tête, comme le "Wondermaman" de Houcine .
Je pensais à la fameuse cuillerée de sucre qui fait passer la purge, à la façon de faire entrer la magie dans le quotidien , de parler avec les animaux ou de ranger la chambre en chantant et claquant des doigts .
J'aimerais bien être Mary Poppins au moment de boucler mon sac pour partir sur le chemin de Compostelle : quand on voit tout ce qu'elle fait entrer dans le sien !
J'aime bien les carrousels et j'adorerais prendre le thé au plafond, du reste, je crois l'avoir déjà fait . Pour la descente de l'escalier sur la rampe, je le reconnais, c'est vrai, j'ai raté mon coup , mais je veux bien essayer de danser sur les toits avec une troupe de ramoneurs .
Donc, merci beaucoup, Marianne, du compliment !
Après avoir démontré l'efficacité de la couverture de survie, l'inefficacité du matelas gonflable qui se dégonfle, je crois cependant avouer que ce que je préfère, c'est aller me promener comme ça ...