Cours de tango argentin hier soir.
Amusant de constater que j'ai les mêmes défauts au tango que dans la vie : mes partenaires essaient gentiment de me corriger : "Tu te tiens trop en arrière, comme sur la défensive" , " On ne te sent pas assez, tu ne pèses pas assez, trop légère ! " , " Il faut appuyer plus ta pression sur ma main, sur mon bras" , "Tu anticipes trop, attends que je décide clairement".
J'essaie de me justifier faiblement, consciente qu'ils ont raison : " J'ai peur d'être trop lourde ", "C'est que j'essaie de t'aider", "J'essaie de comprendre ce que tu veux ".
"Et bien attends que je te le signifie , fais moi confiance ! "
Je pense : "Et je ferais mieux de commencer par essayer de me gérer moi-même ! "
Bon. Pas la peine de discuter, je sais bien qu'ils ont raison.
Je rectifie docilement.
Bonne élève en tout et en permanence.
Suis-je seulement capable d'être autre chose ?
Un jour, en hypokhâgne, un prof m'a bousculée là-dessus : "Vous êtes un infâme bouillon de culture, Mademoiselle, même pas un bouillon, une tisane ! "
Et il avait raison.
J'ai mis dix ans à m'en remettre et à essayer de devenir autre chose qu'une tisane.
Au tango, c'est comme dans la vie : on est ce qu'on est .
Mais c'est plus difficile de tricher, on ne triche pas avec son corps comme on peut tricher intellectuellement ou spirituellement.
A moins de maîtriser très bien, comme peut-être les grands danseurs, mais ça, je n'en suis même pas sûre.
C'est le grand avantage du corps sur l'esprit : il se révèle, vous révèle, ou vous trahit, mais au moins, c'est clair, et c'est ce qui m'intéresse actuellement .
Au tango, c'est comme dans la vie, j'essaie docilement de m'améliorer.
Et hier soir, c'était pas vraiment un jour de grande confiance en moi !
Au tango, c'est comme dans la vie : les hommes décident, prennent, choisissent, avancent ou reculent, reculent quand tu avances, avancent quand tu recules . Et le plus souvent, c'est eux qui avancent et nous, les femmes, on est en marche arrière, obligées de reculer sans jamais voir où on va.
Vous me direz qu'on n'est pas obligé ni de faire du tango argentin, ni même de vivre !
Mais voilà, moi, j'aime la vie, la danse ... et le tango , et je suis une bonne élève docile et appliquée.
Aujourd'hui, ce sera deux heures de claquettes !
Amusant de constater que j'ai les mêmes défauts au tango que dans la vie : mes partenaires essaient gentiment de me corriger : "Tu te tiens trop en arrière, comme sur la défensive" , " On ne te sent pas assez, tu ne pèses pas assez, trop légère ! " , " Il faut appuyer plus ta pression sur ma main, sur mon bras" , "Tu anticipes trop, attends que je décide clairement".
J'essaie de me justifier faiblement, consciente qu'ils ont raison : " J'ai peur d'être trop lourde ", "C'est que j'essaie de t'aider", "J'essaie de comprendre ce que tu veux ".
"Et bien attends que je te le signifie , fais moi confiance ! "
Je pense : "Et je ferais mieux de commencer par essayer de me gérer moi-même ! "
Bon. Pas la peine de discuter, je sais bien qu'ils ont raison.
Je rectifie docilement.
Bonne élève en tout et en permanence.
Suis-je seulement capable d'être autre chose ?
Un jour, en hypokhâgne, un prof m'a bousculée là-dessus : "Vous êtes un infâme bouillon de culture, Mademoiselle, même pas un bouillon, une tisane ! "
Et il avait raison.
J'ai mis dix ans à m'en remettre et à essayer de devenir autre chose qu'une tisane.
Au tango, c'est comme dans la vie : on est ce qu'on est .
Mais c'est plus difficile de tricher, on ne triche pas avec son corps comme on peut tricher intellectuellement ou spirituellement.
A moins de maîtriser très bien, comme peut-être les grands danseurs, mais ça, je n'en suis même pas sûre.
C'est le grand avantage du corps sur l'esprit : il se révèle, vous révèle, ou vous trahit, mais au moins, c'est clair, et c'est ce qui m'intéresse actuellement .
Au tango, c'est comme dans la vie, j'essaie docilement de m'améliorer.
Et hier soir, c'était pas vraiment un jour de grande confiance en moi !
Au tango, c'est comme dans la vie : les hommes décident, prennent, choisissent, avancent ou reculent, reculent quand tu avances, avancent quand tu recules . Et le plus souvent, c'est eux qui avancent et nous, les femmes, on est en marche arrière, obligées de reculer sans jamais voir où on va.
Vous me direz qu'on n'est pas obligé ni de faire du tango argentin, ni même de vivre !
Mais voilà, moi, j'aime la vie, la danse ... et le tango , et je suis une bonne élève docile et appliquée.
Aujourd'hui, ce sera deux heures de claquettes !