Je me suis levée tôt, ce matin pour accompagner Jean-Pierre à Valençay où nous allons enterrer la tante Hélène.
J' aimais bien la tante Hélène, une charmante petite vieille dame, vive et amusante, qui me racontait de vieilles histoires de famille, des histoires de femmes, surtout.
Il ne sera pas triste, l' enterrement de la tante Hélène : elle avait 98 ans, et cette famille berrichonne est dotée d' un bon sens proche de la terre et de la nature qui lui fait considérer la mort comme faisant partie de la vie.
Je serai sûrement la seule à prier, devant le cercueil de la tante Hélène, dans ma tête et silencieusement, dans cette famille de joyeux bons vivants libres-penseurs.
Par contre, il y aura sûrement un solide " goûter" bien arrosé, après l' enterrement, et les hommes parleront fort.
Il y aura là les cousins, Jean-Pierre, Michel, Jean-Claude et Jacky. Ils seront contents de se retrouver, échangeront des marques d' amitié virile, parleront politique, économie, problèmes de société, critiques et le verbe haut, ils referont le monde et leurs souvenirs d' enfance : le grand- père Hyppolyte et la grand-mère Hélène, l' oncle Poquet et son chien, la tante Odette et ses maladies, l' oncle Raymond et l' oncle Robert, instituteurs laïcs et républicains d' avant-guerre - celle de 39-45 - la tante Louise - qui était postière - et la tante Germaine - qui était couturière et tellement désordonnée qu' elle "rangeait " son chapeau sous son lit ... et leurs vacances d' été, leurs baignades dans l' Indre, Chateauroux, Argenton sur Creuse, Gargilesse, et les virées à vélo, la guerre et les bombardements , la division Das Reich à Argenton, les premières cigarettes fumées en cachette et le jardin .
Moi, j' irai avec les femmes. Je serai contente de les retrouver.
Pierrette parlera de ses petits-enfants et de leurs petites maladies , déroulera leurs photos ( "Comme ils ont grandi ! " ) - j' écouterai -
Claude racontera sa joyeuse vie à l' école des cadres de l ' Education Nationale à Poitiers et son voyage en Inde cet été, à pied, sac au dos , en vraie routarde - ils aiment les femmes libres et les aventurières, les hommes Charbonnier ! -
Germaine regardera tout d' un oeil critique et veillera au respect des convenances.
Annie radotera et fera " Chut ! " à tout ce dont "il ne faut pas en parler ! "
J' essayerai de glaner leurs histoires aussi, des histoires de femmes, surtout.
On me demandera des nouvelles de Mamie qu' ils appellent " la tante Madeleine" et des enfants, d' Hélène et des siens, de Marianne , qui jouit d' une place privilégiée dans la famille : la dernière fille de Jean-Pierre, la dernière " rejetonne" de sa génération , si belle, si intelligente, si ... tout !
J' aime bien cette famille .
Pour moi, pas à dire, j' aime à le répéter : le Berrichon de l' Indre, c'est le comble de l' exotisme.
J' aimais bien la tante Hélène, une charmante petite vieille dame, vive et amusante, qui me racontait de vieilles histoires de famille, des histoires de femmes, surtout.
Il ne sera pas triste, l' enterrement de la tante Hélène : elle avait 98 ans, et cette famille berrichonne est dotée d' un bon sens proche de la terre et de la nature qui lui fait considérer la mort comme faisant partie de la vie.
Je serai sûrement la seule à prier, devant le cercueil de la tante Hélène, dans ma tête et silencieusement, dans cette famille de joyeux bons vivants libres-penseurs.
Par contre, il y aura sûrement un solide " goûter" bien arrosé, après l' enterrement, et les hommes parleront fort.
Il y aura là les cousins, Jean-Pierre, Michel, Jean-Claude et Jacky. Ils seront contents de se retrouver, échangeront des marques d' amitié virile, parleront politique, économie, problèmes de société, critiques et le verbe haut, ils referont le monde et leurs souvenirs d' enfance : le grand- père Hyppolyte et la grand-mère Hélène, l' oncle Poquet et son chien, la tante Odette et ses maladies, l' oncle Raymond et l' oncle Robert, instituteurs laïcs et républicains d' avant-guerre - celle de 39-45 - la tante Louise - qui était postière - et la tante Germaine - qui était couturière et tellement désordonnée qu' elle "rangeait " son chapeau sous son lit ... et leurs vacances d' été, leurs baignades dans l' Indre, Chateauroux, Argenton sur Creuse, Gargilesse, et les virées à vélo, la guerre et les bombardements , la division Das Reich à Argenton, les premières cigarettes fumées en cachette et le jardin .
Moi, j' irai avec les femmes. Je serai contente de les retrouver.
Pierrette parlera de ses petits-enfants et de leurs petites maladies , déroulera leurs photos ( "Comme ils ont grandi ! " ) - j' écouterai -
Claude racontera sa joyeuse vie à l' école des cadres de l ' Education Nationale à Poitiers et son voyage en Inde cet été, à pied, sac au dos , en vraie routarde - ils aiment les femmes libres et les aventurières, les hommes Charbonnier ! -
Germaine regardera tout d' un oeil critique et veillera au respect des convenances.
Annie radotera et fera " Chut ! " à tout ce dont "il ne faut pas en parler ! "
J' essayerai de glaner leurs histoires aussi, des histoires de femmes, surtout.
On me demandera des nouvelles de Mamie qu' ils appellent " la tante Madeleine" et des enfants, d' Hélène et des siens, de Marianne , qui jouit d' une place privilégiée dans la famille : la dernière fille de Jean-Pierre, la dernière " rejetonne" de sa génération , si belle, si intelligente, si ... tout !
J' aime bien cette famille .
Pour moi, pas à dire, j' aime à le répéter : le Berrichon de l' Indre, c'est le comble de l' exotisme.