Ce matin, miracle merveille du jour, je me suis réveillée sans douleur et , rejetant la couette, j' ai sauté sur mon
pied (enfin, du regard !) .
Merveille miracle : le petit ballon s' est dégonflé .
Magique !
Même plus mal !
Comme je suis très raisonnable, j' ai décidé de garder prudemment petit chausson et "chaussure-de-mamie" afin de ne pas réitérer la désastreuse expérience d'une Cendrillon qui n'ira pas au bal de sitôt , tant pis pour le Prince !
Par contre, je vais négocier ferme lorsque l'infirmier viendra : 5 piqûres, d'accord, pour vous faire plaisir parce que vous êtes gentil, mais côté prise de sang, c' est non , on arrête là le massacre ! Si les flics me chopaient, ils me cuisineraient pour savoir où je planque mon héroïne !
Avec l' Administration aussi, je négocie ferme : je veux retourner au lycée le 25 mai .
Je le veux, j' irai. Je le veux, je l' aurai.
Alors, j'ai entamé le parcours du combattant : pourparlers avec mes chefs, coup de fil à la clinique , il paraît que je dois maintenant appeler la Sécurité Sociale, tout ça pour qu' on m' autorise à travailler !
Pas étonnant qu' elle soit en déficit, la Sécu, si le système s' obstine à entretenir à ne rien faire tous les "pas-malades-du-tout" qui ne demandent qu' à travailler !
Une chose est certaine , je cherchais Dieu, j' en ai rencontré deux : le neuro-chirurgien de Tours et l' orthopédiste de Saint Amand .
Et avec eux, une troupe de petites déesses infirmières soignantes et maternantes auxquelles on devrait dresser des statues sur les places publiques.
Lorsque je suis rentrée au bloc, chaque fois, j'ai eu la même impression : je crois m'engloutir dans un univers aquatique et voir des Sirènes partout, avec leurs habits d'océan, leur ambiance sous-marine étouffée, leur emballage vert d'eau , leurs gestes lents et limpides de plongeuses, leur ballet nautique nageant. Les sons, les bruits mêmes clapotent en bulles opaques et sourdes . Le bloc, c'est aussi un monde baigné de sourires et de voix douces et apaisantes, de paroles réconfortantes .
Je sais maintenant à quoi ressemble le Paradis.
Merci.
Merveille miracle : le petit ballon s' est dégonflé .
Magique !
Même plus mal !
Comme je suis très raisonnable, j' ai décidé de garder prudemment petit chausson et "chaussure-de-mamie" afin de ne pas réitérer la désastreuse expérience d'une Cendrillon qui n'ira pas au bal de sitôt , tant pis pour le Prince !
Par contre, je vais négocier ferme lorsque l'infirmier viendra : 5 piqûres, d'accord, pour vous faire plaisir parce que vous êtes gentil, mais côté prise de sang, c' est non , on arrête là le massacre ! Si les flics me chopaient, ils me cuisineraient pour savoir où je planque mon héroïne !
Avec l' Administration aussi, je négocie ferme : je veux retourner au lycée le 25 mai .
Je le veux, j' irai. Je le veux, je l' aurai.
Alors, j'ai entamé le parcours du combattant : pourparlers avec mes chefs, coup de fil à la clinique , il paraît que je dois maintenant appeler la Sécurité Sociale, tout ça pour qu' on m' autorise à travailler !
Pas étonnant qu' elle soit en déficit, la Sécu, si le système s' obstine à entretenir à ne rien faire tous les "pas-malades-du-tout" qui ne demandent qu' à travailler !
Une chose est certaine , je cherchais Dieu, j' en ai rencontré deux : le neuro-chirurgien de Tours et l' orthopédiste de Saint Amand .
Et avec eux, une troupe de petites déesses infirmières soignantes et maternantes auxquelles on devrait dresser des statues sur les places publiques.
Lorsque je suis rentrée au bloc, chaque fois, j'ai eu la même impression : je crois m'engloutir dans un univers aquatique et voir des Sirènes partout, avec leurs habits d'océan, leur ambiance sous-marine étouffée, leur emballage vert d'eau , leurs gestes lents et limpides de plongeuses, leur ballet nautique nageant. Les sons, les bruits mêmes clapotent en bulles opaques et sourdes . Le bloc, c'est aussi un monde baigné de sourires et de voix douces et apaisantes, de paroles réconfortantes .
Je sais maintenant à quoi ressemble le Paradis.
Merci.