Ces trois derniers jours, "mes" étudiants de BTS passaient leur examen.
J'ai bien pensé à eux.
Et tout particulièrement hier, puisque c'était l' épreuve de français.
Je ne crois pas que les élèves - et "mes" étudiants puissent imaginer à quel point leurs profs angoissent et sont concentrés pour eux lorsqu'ils passent les examens.
Chaque fois, ça me fait la même chose, plus ou moins fortement selon les liens noués pendant les années de travail.
Je n'ai jamais rencontré d' enseignant indifférent.
Angoisse des sujets : pour nous, c' est l' Epreuve . Est-ce que je l'aurai traité ? Suis-je "dans la droite ligne" ? Ai-je bien préparé mes élèves ?
Impatience des sujets, pour vérifier si on a bien travaillé dans "l' esprit" de l'examen.
Impatience des résultats.
Impatience des notes : afin de vérifier s' il n' y a pas de mauvaise surprise, de "contre-performance", si on ne s'est pas trompé dans notre jugement, dans notre appréciation, dans nos conseils.
Espoir que chacun ait pensé à se relire, à établir un plan structuré, ait compris le sujet, ait pensé à "mettre des exemples" et à les exploiter, n'ait pas raconté trop d'inepties - surtout quand on sait qu'il - ou elle - en est capable !
Angoisse de la présence : est-ce qu' il s'est bien présenté à l' examen ? n'était-elle pas en retard ?
Parce que nous, on les connaît, on connaît ceux qui sont capables de tout, même d' oublier de se réveiller ou de ne pas y aller !
On connaît leurs forces et leurs faiblesses.
On a peur de la déception de ceux qu' il nous est arrivé de "surnoter" parce qu' on sentait leur besoin d' être encouragé.
Et puis, il demeure tout ce qu' on ne sait pas .
Le miracle de l' élève qui nous surprendra par une excellente performance, après avoir été laborieux toute l' année. Le fumiste qui brillera. La timide qui aura l' éclair de génie.
Ils ont tous leur chance.
Et nous, on les aime et on attend.
Je voudrais pouvoir passer les épreuves à leur place.
Difficile de les lacher, " mes petits" .
Et 9 fois sur 10, ils ne reviendront pas. On n' aura jamais de leurs nouvelles. On ne connaîtra jamais leur note. On ne les reverra jamais.
Parfois, on les croisera dans la rue, on les reconnaîtra presque toujours. Parfois ils nous sauteront au cou, parfois, ils ne nous verront pas.
Il faut savoir le couper, ce fichu cordon ombilical.
Il faut que mes oisillons déploient leurs ailes.
Et eux, ils ne voient pas du tout les choses comme ça.
Eux, ils" tracent", avec la dureté et l' inconscience de leur âge face aux vieux cons ridicules que nous sommes.
Et c'est très bien comme ça.
"Mes " BTS de cette année, je ne leur souhaite qu' une chose : 17 reçus.
Du 100 %.
Ils le méritent.
J'ai bien pensé à eux.
Et tout particulièrement hier, puisque c'était l' épreuve de français.
Je ne crois pas que les élèves - et "mes" étudiants puissent imaginer à quel point leurs profs angoissent et sont concentrés pour eux lorsqu'ils passent les examens.
Chaque fois, ça me fait la même chose, plus ou moins fortement selon les liens noués pendant les années de travail.
Je n'ai jamais rencontré d' enseignant indifférent.
Angoisse des sujets : pour nous, c' est l' Epreuve . Est-ce que je l'aurai traité ? Suis-je "dans la droite ligne" ? Ai-je bien préparé mes élèves ?
Impatience des sujets, pour vérifier si on a bien travaillé dans "l' esprit" de l'examen.
Impatience des résultats.
Impatience des notes : afin de vérifier s' il n' y a pas de mauvaise surprise, de "contre-performance", si on ne s'est pas trompé dans notre jugement, dans notre appréciation, dans nos conseils.
Espoir que chacun ait pensé à se relire, à établir un plan structuré, ait compris le sujet, ait pensé à "mettre des exemples" et à les exploiter, n'ait pas raconté trop d'inepties - surtout quand on sait qu'il - ou elle - en est capable !
Angoisse de la présence : est-ce qu' il s'est bien présenté à l' examen ? n'était-elle pas en retard ?
Parce que nous, on les connaît, on connaît ceux qui sont capables de tout, même d' oublier de se réveiller ou de ne pas y aller !
On connaît leurs forces et leurs faiblesses.
On a peur de la déception de ceux qu' il nous est arrivé de "surnoter" parce qu' on sentait leur besoin d' être encouragé.
Et puis, il demeure tout ce qu' on ne sait pas .
Le miracle de l' élève qui nous surprendra par une excellente performance, après avoir été laborieux toute l' année. Le fumiste qui brillera. La timide qui aura l' éclair de génie.
Ils ont tous leur chance.
Et nous, on les aime et on attend.
Je voudrais pouvoir passer les épreuves à leur place.
Difficile de les lacher, " mes petits" .
Et 9 fois sur 10, ils ne reviendront pas. On n' aura jamais de leurs nouvelles. On ne connaîtra jamais leur note. On ne les reverra jamais.
Parfois, on les croisera dans la rue, on les reconnaîtra presque toujours. Parfois ils nous sauteront au cou, parfois, ils ne nous verront pas.
Il faut savoir le couper, ce fichu cordon ombilical.
Il faut que mes oisillons déploient leurs ailes.
Et eux, ils ne voient pas du tout les choses comme ça.
Eux, ils" tracent", avec la dureté et l' inconscience de leur âge face aux vieux cons ridicules que nous sommes.
Et c'est très bien comme ça.
"Mes " BTS de cette année, je ne leur souhaite qu' une chose : 17 reçus.
Du 100 %.
Ils le méritent.