Le vendredi 24 juillet, dur, très dur.
Parties de Lauzerte, nous avons l' intention de gagner Moissac - 24 km -
Or, à 11 h , nous découvrons que nous avons fait 9 km ... en 4 h ...!
Pour la première fois depuis que je marche, j' ai cru que je n' y arriverais pas. Je déclare donc : "Tant pis, je ferai 100 mètres par heure, et au bout d' 1 km, ce sera 9 h et je ferai du stop."
Martine se tait sagement et prend la tête ... c' est ce jour là que nous découvrons que le bonheur, c'est un chemin ombragé, une côte en plein soleil qu' on n'a pas à gravir ... et on finit par arriver à Moissac chez les Irlandais où nous attend une révélation : l' infusion verveine-orange ... une première inoubliable !
Le samedi matin, 25 juillet, jour de la fête de Saint Jacques, nous avons la joie d'assister aux laudes dans l' abbatiale avant d'attaquer Moissac-Malause, soit 10 km le long d' un canal ombragé , facile ! "Trop de la balle ! " diraient Houcine et Thibault .
A Malause, nous disposons d'une grande maison rien que pour nous deux !
Elle appartient à de braves gens , c' est la maison de leurs parents, ils n' ont pas eu le courage de la vendre et y accueillent donc des vacanciers ou des pélerins. C' est un jour de petites folies : tartelettes aux fraises, aux pommes, au citron ...
Le dimanche 26 juillet , nous effectuons sans peine les 19 km qui nous séparent de Saint Antoine , et nous avons le plaisir de faire la connaissance d' une superbe ânesse prénommée Ma Belle qui pélerine avec ses maîtres.
J' étudie de près l' animal et parviens vite à la conclusion que nous passerons les Pyrénées par nos propres moyens et sans âne : trop attachante et trop folâtre . Elle avance quand elle veut, s'arrête quand elle veut, craint les montées, n'aime pas les descentes, boit seulement lorsqu'elle a soif ... Et il faut savoir s' en occuper . Elle sent bon, elle est très caline ... Bref, elle et moi, on se ressemble trop ... !
A Saint Antoine, le gîte, spartiate, évoque un peu l' hôpital tenu par les religieuses dans La grande vadrouille : petits lits blancs d' hôpital allignés dans un dortoir que nous partageons avec une dame blessée au pied et un couple Hollandais-Allemande très amoureux qui va jusqu'à Saint Jacques.
Nous dînons avec une joyeuse équipe de randonneurs pas tristes du tout ... un des messieurs est visiblement "une vedette"- dixit Martine - je l' admire cependant sincèrement : outre son sac, il portait celui de sa femme qui, apparemment en avait "ras le bol " ...
Tous nos co-locataires se montrant fort bruyants, nous sommes debout à 6 h ce qui nous permet d' avaler sans peine les 15 km suivants.
A Castet-Arrouy, nous arrivons donc de bonne heure le dimanche 27 chez Nicole et Fernand dont nous partagerons le quotidien, parce qu' il n' y avait plus de place au gîte et qu' on nous a indiqué leur maison.
Le quotidien de Nicole et Fernand, c' est leurs 3 petits enfants qui leur donnent bien du souci, plus le petit qu' ils ont "adopté" pour les vacances par l' intermédiaire du Secours Catholique pour offrir des vacances à un enfant " défavorisé"...
Beau souvenir d' une longue soirée de parole et d'un petit déjeuner d' échanges touchants sur la vie, la famille, les enfants et leur éducation ... Ceux-là, je crois que nous ne les oublierons pas.
Parties de Lauzerte, nous avons l' intention de gagner Moissac - 24 km -
Or, à 11 h , nous découvrons que nous avons fait 9 km ... en 4 h ...!
Pour la première fois depuis que je marche, j' ai cru que je n' y arriverais pas. Je déclare donc : "Tant pis, je ferai 100 mètres par heure, et au bout d' 1 km, ce sera 9 h et je ferai du stop."
Martine se tait sagement et prend la tête ... c' est ce jour là que nous découvrons que le bonheur, c'est un chemin ombragé, une côte en plein soleil qu' on n'a pas à gravir ... et on finit par arriver à Moissac chez les Irlandais où nous attend une révélation : l' infusion verveine-orange ... une première inoubliable !
Le samedi matin, 25 juillet, jour de la fête de Saint Jacques, nous avons la joie d'assister aux laudes dans l' abbatiale avant d'attaquer Moissac-Malause, soit 10 km le long d' un canal ombragé , facile ! "Trop de la balle ! " diraient Houcine et Thibault .
A Malause, nous disposons d'une grande maison rien que pour nous deux !
Elle appartient à de braves gens , c' est la maison de leurs parents, ils n' ont pas eu le courage de la vendre et y accueillent donc des vacanciers ou des pélerins. C' est un jour de petites folies : tartelettes aux fraises, aux pommes, au citron ...
Le dimanche 26 juillet , nous effectuons sans peine les 19 km qui nous séparent de Saint Antoine , et nous avons le plaisir de faire la connaissance d' une superbe ânesse prénommée Ma Belle qui pélerine avec ses maîtres.
J' étudie de près l' animal et parviens vite à la conclusion que nous passerons les Pyrénées par nos propres moyens et sans âne : trop attachante et trop folâtre . Elle avance quand elle veut, s'arrête quand elle veut, craint les montées, n'aime pas les descentes, boit seulement lorsqu'elle a soif ... Et il faut savoir s' en occuper . Elle sent bon, elle est très caline ... Bref, elle et moi, on se ressemble trop ... !
A Saint Antoine, le gîte, spartiate, évoque un peu l' hôpital tenu par les religieuses dans La grande vadrouille : petits lits blancs d' hôpital allignés dans un dortoir que nous partageons avec une dame blessée au pied et un couple Hollandais-Allemande très amoureux qui va jusqu'à Saint Jacques.
Nous dînons avec une joyeuse équipe de randonneurs pas tristes du tout ... un des messieurs est visiblement "une vedette"- dixit Martine - je l' admire cependant sincèrement : outre son sac, il portait celui de sa femme qui, apparemment en avait "ras le bol " ...
Tous nos co-locataires se montrant fort bruyants, nous sommes debout à 6 h ce qui nous permet d' avaler sans peine les 15 km suivants.
A Castet-Arrouy, nous arrivons donc de bonne heure le dimanche 27 chez Nicole et Fernand dont nous partagerons le quotidien, parce qu' il n' y avait plus de place au gîte et qu' on nous a indiqué leur maison.
Le quotidien de Nicole et Fernand, c' est leurs 3 petits enfants qui leur donnent bien du souci, plus le petit qu' ils ont "adopté" pour les vacances par l' intermédiaire du Secours Catholique pour offrir des vacances à un enfant " défavorisé"...
Beau souvenir d' une longue soirée de parole et d'un petit déjeuner d' échanges touchants sur la vie, la famille, les enfants et leur éducation ... Ceux-là, je crois que nous ne les oublierons pas.