Dimanche soir, je corrigeais tranquillement mes copies lorsque j' entendis des hurlements en provenance du jardin où Napoléon couvait tranquillement ses pommes de terre . Je me précipite . L' horrible Chartreux était en train d 'essayer de tuer Napo. Il l' avait saisi à la gorge et tentait de lui trancher la carotide sous les yeux terrifiés de Léa. Grisette, elle, essayait de défendre Napo tant bien que mal . J' ai crié, je me suis saisie d' un arrosoir dont j' ai balancé le maigre contenu sur les belligérants et l' agresseur a pris la fuite... Ma pauvre Grisette, stupide et éperdue, est partie en courant... elle n' est revenue qu' hier soir... Nous étions atterrées, Léa et moi. Nous sommes rentrées et avons fait rentrer Napo, dans l' état que vous imaginez, blessé, stressé et de mauvaise humeur. Léa pleurait et, c' est pour dire, elle est grimpée sur mes genoux et a mis sa tête sous mon bras en gémissant. Enfin, elle s 'est un peu calmée et elle allait tout doucement lécher Napo , visiblement traumatisé. J' ai emmené tout le monde se coucher, Léa sur le lit de Marianne et Napo avec moi, bien sûr. Depuis, nous sommes toutes retournées et Napoléon fait une dépression.
Maudit Chartreux impudent qui vient jusque dans notre jardin, devant notre porte de cuisine ! J' ignore à qui il appartient mais si je l' attrape un jour, je m' en vais le faire castrer sur le champ !